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Welcome

Subud® is an international, spiritual association of people who share a unique experience known as the latihan kejiwaan. Latihan is an Indonesian word meaning training or exercise and kejiwaan means spiritual.

Through practising the latihan kejiwaan, one is able to come in contact with the Great Life Force, the prime mover of the universe which permeates all that can be seen as well as all that which cannot be seen.

Over time the latihan may bring emotional and physical well-being, clarity of purpose and deep understanding, yet there is no doctrine or study involved.

Thousands of people from all cultures and backgrounds practise the latihan today. The process provides a significant opportunity for people from all religions, and also those who do not conform to an established religion, to follow a spiritual path together and in harmony.

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Note:

  1. Log-in for members of Subud is in the top-right corner.
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  3. The login area of the website is for Subud members only. It contains:
  • Current news items
  • Member Services (members handbook & forms)
  • Organization (minutes of meetings and bylaws)
  • Quarterly newsletter (SCAN)

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A propos de SUBUD par Léonard Lasalle

Le mot est porteur d’un certain message, mais sa compréhension sera toujours relative à l’expérience de celui qui l’utilise. De même pour celui qui l’entend. Certains termes ne désignent pas la même chose pour tout le monde, ou ne peuvent être abordés par un seul biais. Aussi existe-t-il maintes manières d’aborder Subud, car il ne s’agit ni d’une religion, ni d’une technique ou d’un système. De fait, Subud procède directement de l’expérience de la personne qui le pratique, ce qui le rend accessible à tous ceux qui y consentent.

Subud est un mot très ancien, probablement antérieur à la langue sanscrite, qui signifie "complet", dans le sens que rien ne manque, rien ne peut être ajouté ou retranché. Le Tout y est. Mais ce terme ne signifie pas "fini" dans le sens d’un objet fabriqué et terminé car ce mot contient l’expression du mouvement, de la croissance, de l’évolution. Par la pratique du Subud, chaque personne évolue par rapport à sa nature propre, en harmonie avec son origine et sa raison d’être.

Dans notre société, beaucoup de personnes sentent qu’il leur manque quelque chose pour se compléter, pour se sentir chez elles à l’intérieur de leur être physique, émotionnel et spirituel. Subud peut être pratiqué par tous ceux qui ressentent le besoin de se réaliser dans l’éventail de leurs qualités latentes ainsi que dans la prise de conscience de leur monde spirituel.

Pour que chacun y trouve une réalité liée à sa propre expérience, remontons donc dans le temps, avant que le mot soit, c’est-à-dire avant l’usage des mots, souvent si trompeurs, à l’époque de notre vie antérieure à notre compréhension du sens relatif des mots. Au début de sa vie, tout être humain sans exception a "vécu" une expérience similaire : celle d’avoir "été", sans l’interférence des mots, dans un état de conscience profonde et réceptive. La vie même de l’enfant rend cette conscience existante. C’est un état dans
lequel n'existent ni critique, ni jugement, mais simplement observation, attention, présence. Ce ne sont pas la volonté ou les efforts des parents qui ont créé cet état éveillé et réceptif de l’enfant : cette conscience existe à l’origine de la vie de l’être.

Chacun de nous est passé par une évolution semblable, de l’embryon à l’enfance. L’état d’être et de conscience n’était pas lié à une conception du choix ou du désir. Je parle ici de la conscience profonde intérieure, pas de la conscience qui est le fruit de la compréhension intellectuelle qui vient plus tard et qui est très relative, voire subjective. Chaque mouvement, développement, évolution, qu’il soit d’ordre physique, émotionnel, cérébral ou spirituel, est lié à un ordre de vie que l’on peut appeler naturel. Subud est cet ordre de vie naturel. A l’origine, dans l’être humain, tout est orienté vers un développement harmonieux. Cette conscience qui, à l’origine, faisait un tout chez l’enfant, s’estompe petit à petit, à mesure que le monde extérieur devient de plus en plus influent. Il semble que la plupart des êtres humains perdent ce contact avec leur conscience d’origine. L’attraction vers le matériel, surtout de nos jours, y est sûrement pour quelque chose.

Mon observation me montre que beaucoup de membres à travers le monde retrouvent cette conscience "d’être" par la pratique du Subud. Cela se passe comme si ce qui s’était endormi se réveillait et, au départ avec une certaine paresse, se remettait à évoluer.

Cette conscience spirituelle qui, chez la plupart d’entre nous, est négligée, est toujours latente en notre être profond. Elle est accessible. Par la pratique du Subud, il nous est possible de créer un espace intérieur où cette conscience initiale nous permet de nous développer, comme à l’époque de notre petite enfance. Ceci ne se passe que si, pendant la pratique, nous sommes dans un état de consentement, de grande humilité, de sincérité, attentifs et réceptifs tout en "laissant faire", en suivant tout ce qui émane de notre intérieur profond, que cela soit sons, mouvements, sentiments, pensées ou simplement présence. Cet état de réceptivité à une permanence enfouie à l’intérieur de nous-mêmes nous amène à notre conscience initiale profonde, et nous conduit à suivre un processus intérieur qui ne vient pas de nos désirs, de notre ego, mais de l’ordre de la vie d’origine. Subud est universel, accessible à tous puisqu’il ne se place pas en conflit avec les "croyances" religieuses de la planète, voire avec les non-croyants, car la conscience d’origine n’a pas de croyance. Dans notre pratique, ni mots, ni dogmes, ni systèmes ; simplement, par un effet de contact, nous retrouvons cette voie intérieure qui est propre à chacun de nous.

Notre pratique consiste à nous rencontrer deux ou trois fois par semaine, 30 à 40 minutes à chaque séance. Nous laissons venir par le consentement cet espace intérieur nécessaire à la prise de conscience de notre monde profond. Alors, selon la nature de chacun, des sons ou des mouvements spontanés s’expriment dans le corps physique, des émotions et des pensées viennent de l'intérieur, se vivent spirituellement des résurgences de notre conscience d’origine.

Le groupe des hommes et celui des femmes sont séparés pour une raison purement pratique. Nous sommes plus à l’aise, surtout lorsqu’il y a son et mouvement, lorsque les deux sexes pratiquent séparément. Pour la plupart des membres qui pratiquent régulièrement, une prise de conscience s’éveille progressivement au fond d’eux-mêmes. Elle va changer tout leur être en l’élargissant et en le rendant plus réceptif à autrui. Aussi, au bout d’un certain temps, nous développons une certaine capacité à rétablir notre équilibre intérieur/ extérieur, en particulier dans les moments où nous nous éloignons de nous-mêmes.

Cette pratique, parce qu’elle ne vient pas de l’extérieur mais du plus profond, a pour effet d’apporter de la vie dans les parties de notre être qui étaient endormies, jusque dans celles que nous croyions être éveillées, et de mettre en évidence nos qualités tout en nous faisant prendre conscience de nos côtés négatifs. Ceci se produit toujours en accord avec nos besoins réels de changement et d’éveil, car cette évolution ne provient pas de nos désirs ou de notre volonté, mais d’une évolution naturelle et spontanée venant de notre essence.

Pour cela, nous n’avons ni maître, ni guru, ni directives provenant du dehors, seulement nos deux ou trois séances hebdomadaires. Ces séances peuvent être faites seul mais l’expérience nous montre qu’en groupe l’effet de contact facilite l’ouverture vers notre intérieur.

La pratique du Subud me fait découvrir le potentiel latent en moi et m’aide à le mettre en pratique, de façon à ce que chacun de mes mouvements et de mes actions soit en accord avec ma nature. C’est pour moi une renaissance constante où la vie courante et la vie spirituelle s’harmonisent Voici maintenant quelques indications sur l’historique et l’organisation de Subud dans le monde.

C’est un Indonésien, Muhammad Subuh Sumohadiwidjojo (Subuh signifie “aurore” en Indonésien) qui, à l’origine, a vécu une série d’expériences spontanées qui ont changé sa vie. Elles l’ont transformé à tel point qu’il est devenu un être remarquable de sagesse et de connaissance. Il a compris que ce changement, qui était si "complet" et bénéfique pour lui et son entourage, était en réalité accessible à tous ceux qui le demandaient. D’Indonésie, à partir des années cinquante, Subud s’est répandu à travers le monde. Des membres Subud sont répartis dans environ 75 pays.

Notre organisation, nationale et internationale, est là pour servir nos besoins, pour nous mettre en contact les uns avec les autres et pour nous aider à écouter et à mettre en pratique les dons et les qualités de chacun. Les qualités humaines et les dons, que la pratique du Subud éveille parmi certains de ses membres, sont relayés par un engagement pratique, grâce à différentes structures qui facilitent l’épanouissement de ces aspirations humanitaires. Par exemple :
- pour la jeunesse;
- pour l’entraide;
- pour accompagner le développement de l’expression créatrice d’un individu ou d’un groupe dans la société.

Je crois important de rappeler au lecteur que la terminologie employée par la grande majorité des membres Subud provient du fait que Bapak (Muhammad Subuh Somohadiwidjojo) s’exprimait en indonésien. Certains termes indonésiens ont donc un usage bien établi parmi les membres et ne sont pas toujours faciles à assimiler pour beaucoup d’occidentaux.

Toutefois, le mot que nous employons le plus souvent, est le mot "Latihane", qui signifie pour nous ce qui se passe pendant notre pratique ; nous n'en avons pas trouvé d’autres pour le remplacer.

En vérité, en Indonésien ce mot veut dire "exercice" ce qui n’est certainement pas ce que nous faisons ; nous lui avons donné une autre signification que nous comprenons tous.

J’espère que cette explication sera claire. La réalité de l’expérience, qui est bien au- delà des mots, a apporté une nouvelle dimension à ma vie intérieure et à ma vie dans ce monde.

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Pour plus d'information, visitez -

http://www.subud.org/  ou http://fr.wikipedia.org/wiki/Subud

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The Latihan (Spiritual Training) of Subud

The latihan is the reappearance of a primordial Power hidden within human beings and all creatures. This Power manifests itself in spontaneous bodily movements and utterances, a mood of tranquility and joy, clarity of awareness, and love for the Divine. It works progressively to cleanse and harmonize the conflicting elements of our being, to heal and to illuminate. Its essential nature is celebration and praise. It makes possible an increasingly profound realization of the Wisdom from which we ultimately spring and in which all things are embraced.

The term ‘latihan’ literally means exercise [in Indonesian], and the latihan is in fact a spiritual exercise or practice but because it is entirely spontaneous it follows no pre-existing plan, and so cannot be either studied or taught. It cannot be directed or forced in any way, but is simply received, as a life and movement arising from the very centre of our being, in whatever forms are appropriate for the particular nature and condition of each one of us. Since the action of the latihan is cathartic as well as illuminating, its manifestations may occasionally be grotesque or unpleasant; more usually they are enjoyable, and at times they are of an extraordinary beauty but because these manifestations are simply the means by which we are gradually transformed, they are all to be accepted with gratitude and experienced with objectivity and detachment.

The latihan cannot be learned, but it can be transmitted from one person to another. All that is necessary is for the person who wishes to receive it to stand in the presence of someone who is actually receiving it, and to be willing to receive healing and illumination from the highest Source of our being. When a person has been “opened” has begun to receive the action of the latihan, the manifestations of the Power of the latihan will begin to emerge, often subtly and even imperceptibly, but occasionally with striking vividness. The process is in any case different in each person, and proceeds slowly or more rapidly according to the nature and strength of the individual. It is usual to receive the latihan for half an hour twice a week in the company of others (men with men and women with women) and later, when it is well established, for an additional half hour at home.

Like physical exercise, the latihan is most beneficial when practised regularly and in moderation, neither casually nor fanatically. Then its influence can radiate through our life, making itself felt not only in the sense of calm and well-being that we normally enjoy after each latihan, but also as a guiding presence in the midst of our daily activities. And as the years pass, we find more and more that the Power of the latihan within us can bring peace and healing to those around us, as long as we manage not to impede it with our personal preoccupations and reactions.

The natural expression of the latihan is in good will toward others. We experience a deep bond between ourselves and others who also receive the latihan, between ourselves and all human beings, and between ourselves and al  the creatures with whom we share this universe. All of us who follow the latihan form an association in which our natural kinship as human beings becomes manifest through the latihan. This is not to suggest that our association is always harmonious; we are all in a process of gradual development and readjustment, and we naturally blunder collectively as well as individually. But beneath the usual mixture of personal affinities and disagreements we are united with each other and with the world by the unfathomable generosity of the latihan.

Our association is known by the name of “Subud”, an acronym formed from three Javanese words (originally Sanskrit): ‘Susila’, ‘Budhi’ and ‘Dharma’. Susila is living in accordance with the highest moral principles (or the highest teachings of our religion); Budhi is the Power of awakening that is within us; and Dharma is complete submission to the divine Source of our being. The term thus sums up the whole of our practice and our eventual goal. As an organization, Subud exists to support the process of the latihan and to provide a vehicle for its expression in the world.

Although spiritual in content, Subud does not constitute a religion. It includes members of every religion from virtually every part of the globe, as well as many people who are not adherents of any religion. Since the experience of the latihan leads to an intuitive appreciation of the essential truth of all religions, Subud tends toward a spontaneous harmonizing of the various religious traditions without assimilating or subordinating one to another.

The latihan can be transmitted but it cannot be taught. This means that there cannot be very much in the way of teaching in Subud, or anyone who functions as a teacher; the real teacher after all is within. But a very general framework can be helpful in understanding (as far as is necessary) the process of the latihan, and sometimes to hear or read about another person’s experiences in living with the latihan can bring one's own experience into focus. There is a role, then, for Subud literature, although its usefulness on any particular occasion will naturally depend on the current needs of the reader.

In the event of a serious spiritual problem, it is possible to seek guidance or clarification directly through the latihan by a procedure which we call “testing”. This is simply to receive the latihan in response to a particular question; the form in which the latihan manifests itself (usually quite different from one’s ordinary latihan) gives an answer (whether simple or complex) to the question. It is possible to test by oneself, but the response is more likely to be objective and comprehensive if one tests with one or more people qualified to assist in this way.

Helpers

These people are called “helpers”. They are not in any sense spiritual authorities; they are simply members who are reasonably experienced in the latihan and who have been given the responsibility of testing with other members, timing the group 1atihans and opening new members. Testing is not infallible, and should never in any case be allowed to encroach on our autonomy as human beings: we are responsible for our own decisions. But it can be immensely helpful when we are confronted by difficult situations, and to have access to such a resource is in fact an extraordinary privilege.

The latihan itself is something extraordinary in the world and in the life of each person who receives it. Any member of Subud is of course free to stop practising the latihan and to leave the association at any time; but a person once opened remains opened. To receive the contact with the Power of the latihan is to be changed at the very centre of our being, and the change is irrevocable. The decision to be opened should accordingly be made consciously and with as clear an understanding of what is involved as is possible under the circumstances. To allow time for careful consideration of the decision, we require applicants to wait for three months before actually being opened.

The outer organization of Subud naturally needs money for its operation: the provision and maintenance of space for the latihan is obviously essential, but communication and travel are also necessary for the health of our association. But the organization is funded entirely by voluntary donations. Each member has an obligation to make some contribution toward the cost of the facilities we use; but the amount has to be left to the judgment and good will of the individual.

The latihan must in a sense be as old as the universe. But in the form in which we know it in Subud, it began in Indonesia in the early decades of this century with a remarkable man named Muhammad Subuh Sumohadiwidjojo, to whom we generally refer conveniently (and with affection and respect) as “Bapak”, the polite term of reference and address for elderly men in Indonesia. The latihan began in him spontaneously with a powerful experience in which a light like the sun seemed to descend and enter him from above. He followed the latihan by himself for a number of years, until it was made clear to him that it could be transmitted to others, that it was for all human beings, whatever their race, culture or religion, and that he was on no account to proselytize.

Since then it has spread, partly through books and other literature, but mainly through personal contact, all over the world. Apart from a short period in the 1950s, its expansion has been very gradual like the growth of a tree. How it will develop in the years to come is of course impossible to predict; by nature, the latihan is something that goes beyond our expectations. In any case, we have a strong sense that we are at the very beginning.

-  Leonard Priestley

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POUR LES ASPIRANTS À SUBUD 

Extrait d'une causerie de Bapak [Mhd. Subuh Sumohadiwidjojo, le fondateur de Subud] donnée à des aspirants à Singapour, en avril 1960 


Mesdames et messieurs, 

SUBUD est l'abréviation des mots Susila, Budhi et Dharma. Subud n'est ni une nouvelle religion, ni un nouvel enseignement. Ce n'est q'un symbole de la possibilité pour l'homme de suivre le juste chemin. 

Susila veut dire la capacité de vivre en accord avec la Volonté de Dieu en tant que véritables êtres humains. 

Budhi indique l'existence dans toute création, dans chaque créature de Dieu, y compris l'homme, d'un pouvoir divin qui oeuvre au-dedans d'elle comme au dehors. 

Dharma signifie la possibilité qu'a chaque créature, l'homme y compris, de s'abandonner totalement à la Volonté de Dieu, dont l'homme n'est qu'une créature et doit, par conséquent, inévitablement se soumettre à la Volonté de son Créateur. 

Susila, Budhi, Dharma veut dire : suivre la Volonté de Dieu avec l'aide de la Puissance Divine qui agit en nous et au dehors de nous, en nous abandonnant à la Volonté de Dieu Tout-puissant. 

Susila, Budhi, Dharma est le symbole de ce que nous pratiquons dans les exercices spirituels de Subud ; cela signifie que tout ce qui se produit dans ces exercices est entièrement la Volonté même de Dieu et nous vient parce que telle est pour nous Sa Volonté. 

Ceci est en accord parfait avec ce qui est dit dans les Saintes Écritures - dans la Bible, le Coran et toutes les autres qui existent : si Dieu est proche de l'homme ou si l'homme arrive près de Dieu, Dieu donne à l'homme toutes les choses dont il a besoin et l'homme reçoit les choses que Dieu a préparées à son intention. 

Que devons-nous donc abandonner à Dieu? Ce ne sont ni nos richesses, ni ceux que nous aimons, ni toute autre chose en notre possession, car Dieu n'a aucun besoin de tout cela. Ce que nous devons Lui abandonner, c'est notre pensée, notre coeur et nos désirs, car ils ne sont qu'instruments qui nous empêchent d'approcher Dieu. 

C'est ce que Jésus-Christ sous-entendait en disant que Dieu sera toujours avec nous, si seulement nous nous abandonnons à Lui et si nous pouvons aimer Dieu plus que toute autre chose, plus que nous-mêmes. Cela signifie que l'amour qui vient de nos coeurs et de nos sentiments est un obstacle qui nous empêche de venir au véritable amour de Dieu, car ce n'est qu'un amour extérieur pour les choses qu'il nous plaît de croire aimer. L'amour que nous devons avoir pour Dieu doit être plus grand que cela. 

La révélation a été donnée au Prophète Mahomet que Dieu a existé avant que toute chose ait existé et qu'Il sera après la destruction de toute chose. Dieu est plus loin que la chose la plus éloignée et Il est plus profond que toute autre chose, ce qui revient à dire qu'Il a réellement tout créé et que, comme Il a créé toute chose, Il prend soin de toute chose. Il est aussi dit que Dieu n'a ni forme, ni langue, ni pays, ni couleur. Car s'Il avait une couleur, il y aurait un Dieu pour chaque couleur. C'est ce qu'exprime la parole: Dieu est Un et Maître de tout. 

Dieu a aussi créé sans outils ni matériaux. Quand l'homme veut fabriquer quelque chose, supposons une table, il lui faut du bois, des clous, un marteau, etc. ; il lui en faut bien d'autres pour briser la matière en atomes afin de produire la bombe atomique. Il en va autrement pour Dieu. Il travaille sans matériaux ni outils. Il s'ensuit que si l'homme veut comprendre et connaître ce qu'il y a dans la pensée et le coeur de Dieu, il ne peut faire qu'une chose : s'abandonner à Dieu, car il ne sera jamais capable de trouver Dieu par ses propres pensées, coeur et désirs. Ce n'est qu'en s'abandonnant complètement à Dieu sans utiliser ni sa pensée, ni son coeur, ni ses désirs qu'il est possible à l'homme d'entrer en contact avec la Puissance de Dieu. 

Et c est ce que nous faisons dans les exercices spirituels : nous nous abandonnons totalement, nous n'employons ni nos pensées, ni nos coeurs, ni nos désirs, nous ne faisons qu'accepter et recevoir tout ce que Dieu nous envoie. Vous comprenez donc que Subud n'est qu'un symbole de la manière de vivre selon laquelle il est possible à l'homme d'accomplir la Volonté de Dieu et d'accomplir cette Volonté, concernant lui-même, en ce monde et dans le monde à venir. 

Pour ces raisons, nous n'avons pas d'enseignement dans les exercices spirituels de Subud, rien que nous devions apprendre ou faire, car l'unique chose nécessaire de notre part, c'est l'abandon total. Quelqu'un qui prétend connaître le chemin qui mène à Dieu ne fait qu'anticiper les dons de Dieu sans les avoir reçus. 

La seule chose à faire pour nous est de nous abandonner complètement et ne faire qu'accepter et recevoir tout ce que Dieu voudra nous envoyer ou faire avoir. C'est vraiment ce que tous les prophètes ont dit : "Abandonnez-vous entièrement, soumettez-vous complètement à Dieu et Il prendra soin de vous et vous guidera." Nous ne nous attendons à rien de particulier dans ces exercices spirituels. Nous ne fabriquons aucune image, nous recevons seulement quoi que ce soit que Dieu veuille bien nous envoyer. 

Ainsi le Pouvoir Divin qui travaille en nous pendant l'exercice apportera à chacun ce qui est déjà en lui. Par exemple, quelqu'un qui possède une voix forte proférera des sons forts et retentissants, mais une personne ayant une voix douce proférera des sons plus faibles. Ceci vaut pour chaque partie de notre corps, pour chaque partie de notre être. Par conséquent, les exercices du latihan de deux personnes ne seront jamais les mêmes, car chaque homme est différent de tout autre. Ce qui montre clairement l'impossibilité de toute théorie, de tout enseignement en Subud, car chaque personne est différente des autres et tout ce qui lui est nécessaire et tout ce qu'elle recevra sera différent également. Pour cette raison, nous ne pouvons donner aucune règle ni prescription sur notre comportement pendant le latihan, puisque cela est une chose strictement personnelle à chaque individu. 

Chacun trouvera son chemin à lui vers Dieu et ce qui peut être le bon chemin pour l'un, peut être complètement faux pour un autre. Vous ne devez donc pas penser que vous aurez à suivre Bapak ou à devenir pareil à lui. Vous devez devenir votre propre moi à vous et développer votre moi intérieur si vous voulez trouver votre propre chemin vers Dieu. Habituellement, quand il y a un instructeur il enseigne à ses disciples de faire exactement comme lui pour atteindre ce qu'il a atteint. Cela est en réalité un procédé tout à fait faux, car non seulement entre un maître et ses élèves, mais même entre deux frères issus des mêmes parents, il y a une grande différence, et pas seulement dans l'aspect extérieur, mais dans leur caractère et tout leur être intérieur. Vous pouvez donc sûrement comprendre que ce qui est le bon chemin pour un maître pour trouver Dieu n'est pas forcément pour ses élèves. 

Bapak vous dit donc : c'est Dieu Lui-même qui vous mènera vers Lui et ce qui se passe en réalité dans les exercices spirituels est que vous êtes présentés à votre véritable moi intérieur, votre moi réel. Ne soyez donc pas effrayés ni troublés, car tout ce qui pourra vous venir dans le latihan ne sera que ce qui est déjà en vous et provient du moi intérieur. C'est votre véritable "vous" qui s'éveille dans le latihan ; il n'y a donc pas lieu d'être inquiets ni d'avoir peur. 

En Subud il n'y a aucune discrimination entre les différentes religions car ce qui y vient à l'homme est déjà en lui. Ce qui fait qu'un chrétien rencontrera le vrai Christ en lui, un bouddhiste le vrai Bouddha, de même qu'un musulman rencontrera le l'Islam en lui-même. Et après, quand vous connaîtrez vraiment votre moi intérieur, alors vous serez guidés par le Pouvoir Divin dans tout ce que vous ferez, car il agit en vous par et à travers vous-mêmes, et que vous travailliez dans votre bureau ou que vous conduisiez votre voiture ou que vous fassiez n'importe quelle autre chose, vous serez guidés par la Puissance de Dieu qui est perpétuellement à l'oeuvre en vous. Et non seulement en dedans de vous, mais à l'extérieur également. 

Avant d'entreprendre une chose, vous devriez dire "Au nom de Dieu, le très gracieux et miséricordieux", ce qui veut dire que vous suivrez la direction Divine et que vous ne ferez que ce que Dieu vous fera faire, et que vous n'agirez plus avec précipitation pour ne vous souvenir de Dieu qu'après coup et regretter alors ce que vous avez fait. Si Dieu est toujours devant vous dans tout ce que vous faites, alors vous ferez ce qui est bon. Et c'est aussi la véritable raison pour laquelle les chrétiens prient avant de manger ou de dormir. Cela veut dire aussi que vous ne devriez rien faire sans être guidés par Dieu, car si vous l'oubliez dans quelque chose, Il ne vous viendra pas en aide si quoi que ce soit tourne mal. Ce que nous voyons de la Puissance ne sert qu'à nous convaincre que la Toute-puissance de Dieu est à l'oeuvre, non seulement en nous, mais également dans toute la création, et même au-delà de toute création. 

C'est pourquoi, dans les exercices spirituels, nous ne porterons aucune atteinte à notre religion car nous ne penserons et n'accomplirons que la Volonté de Dieu et n'exécuterons que ce qui est déjà en nous. Donc une personne religieuse n'aura dans le latihan que des expériences en accord avec sa religion et avec ce qui est en elle. 

Certains d'entre vous demanderont peut-être d'où Bapak tient tout cela, et Bapak répond : il l'a reçu quand il s'est trouvé dans la même situation que vous ; il travaillait, avait un emploi dans un bureau et s'y plaisait même. Et soudain, tout s'est arrêté, sa pensée a cessé de travailler, son coeur de même, ses désirs aussi, et il a alors reçu comme tout le monde reçoit dans le latihan. Il ne recherchait pas la sagesse, n'avait pas de gourou, pas de maître. Il a reçu cela tout simplement, et c'est qu'on appelle un don Divin. Il ne vient à un homme que l'orsqu'il ne le cherche pas et ne s'y attend pas. Mais quand un homme est prêt à recevoir un tel don, Dieu le lui donne. 

Bapak vous laisse ultérieurement à vous-mêmes le soin de décider si vous voulez ou non venir à ces exercices spirituels, car il n'existe aucune contrainte dans ce qui concerne l'adoration de Dieu. Chacun doit être libre. Mais si on demande, on reçoit. 

Merci.

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