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RAPPORT DE VISITE EN RD CONGO DU 14 AU 27 OCTOBRE 2009

Samuel Chapleau

Cette visite avait pour but de renforcer les capacités du comité de SD RD Congo, d’évaluer les projets à caractère social et de déterminer dans quelle mesure ces projets répondent aux critères de l’Association Susila Dharma International, d’organiser un atelier en invitant Médecins d’Afrique pour, d’une part, présenter les bases du type de Centre de santé communautaire qu’ils développent et, d’autre part, permettre aux participants d’échanger avec Médecins d’Afrique, et entre eux, sur des questions relatives à leur travail, et finalement de savoir ce que SD RD Congo attend de SDI.

 

1. RENFORCEMENT DES CAPACITES DU COMITE DE SD RD CONGO

 

Il y a eu plusieurs réunions avec la présidente sortante, Sœur Charlotte Ndona, et le nouveau président, Frère Dianteza Dimpioka, de SD RD Congo en présence d’un ou plusieurs membres y compris ceux du nouveau comité ou du président de Subud Congo. Toutes ces réunions se sont passées dans une bonne entente.

L’étude des statuts de SD RD Congo s’est faite avec le nouveau président de SD et la présidente sortante ainsi qu’avec le président de Subud Congo (Frère Pokoti), membre de droit du conseil d’administration de SD RD Congo, et du président des jeunes de Subud (Frère Papy). Les membres présents lors de cette séance ont reconnu la nécessité de se conformer le plus possible aux statuts en réactivant le Conseil d’administration, en établissant un budget et des rapports financiers présentés et approuvés lors de l‘assemblée générale, en nommant deux commissaires aux comptes, en ajoutant un conseiller aux membres du bureau et en dressant une liste des membres de SD RD Congo dont l’une des conditions, pour être membre, est de payer une cotisation.

Bien que tous les membres du bureau aient déjà été choisis avec Dianteza Dimpioka, prés., Jacques Mvuezolo, trés., Luaka, secré., Angélique, conseillère, il n’a pas été possible d’avoir une réunion du bureau avant mon départ comme je le souhaitais. Les raisons étant : maladie, absence, retard et aussi horaire de travail très chargé.

Durant les discussions, il a été établi que  le nouveau comité devait avoir sa première réunion avec tous ses membres afin consigner dans le procès-verbal les nouveaux signataires pour la banque. Le changement de signataires sera fait lorsque la présidente sortante aura fermé les dossiers qu’elle a en cours (entre autres, l’obtention des titres de propriété de la clinique Yenge). Ensuite, avec le président de Subud Congo, former un conseil d’administration intérimaire jusqu’à la prochaine assemblée générale et finalement établir un budget, à être approuvé par le CA, sur lequel nous avons travaillé et qui montrait un manque à gagner qu’il faudra éliminer soit en coupant certains frais soit en essayant de trouver d’autres sources de revenus, par exemple, avec des activités.

Parmi les autres points soulevés, en voici les plus importants : réinstaller un climat de sérénité ; tenir l’assemblée annuelle de SD RD Congo distinctement du Congrès national de Subud Congo – l’assemblée de SD RD Congo fait généralement partie de l’ordre du jour du Congrès de Subud Congo et crée chez plusieurs membres Subud une certaine confusion vis-à-vis des deux sociétés, ce qui n’empêchera pas aux deux assemblées de se passer durant le même week-end ; expliquer clairement aux membres Subud les critères pour être membre associé de l’Association SDI et à la suite de cette clarification dresser une nouvelle liste des membres associés de SDI ; faire en sorte que l’utilisation du nom « Susila Dharma » ne soit utilisée que dans les cas appropriés ; rappeler aux locataires de SD RD Congo les principes qui régissent leur bail ; donner l’appui aux chefs de projet...

La première réunion du bureau devrait se tenir le 31 octobre et celle du CA le 15 novembre. (Il est évident que je vais garder contact avec Frère Dianteza pour m’assurer du suivi des points soulevés.)

 

2. ÉVALUATION DES PROJETS A CARACTERE SOCIAL

 

Il y a eu 15 projets d’évalué qui ont été classés selon leur type : A) organisme sans but lucratif (ASBL), B) entreprise individuelle à caractère social et C) entreprise communautaire. Cette classification temporaire sera confirmée, par la suite, par le travail de vérification de SD DR Congo. Nous avons également vu d’autres projets, qui sont des initiatives personnelles, comme une porcherie, mais que des membres tenaient à nous montrer.

De façon générale :
- comme l’École Nkembo, les autres écoles devraient trouver un statut qui leur permettrait d’obtenir des subventions du gouvernement ;
- toutes les cliniques sont sous-équipées avec de l’équipement et du matériel obsolètes ;
- en conformité avec la fiscalité américaine, puisque SDI est incorporé aux États-Unis, seuls les organismes sans but lucratif peuvent recevoir des subventions.

 

A -  Organismes sans but lucratif (ASBL)

 

 

2. A.1 L’école Nkembo

Situation géographique : Muanda, à environ 600 km à l’est de Kinshasa ;

Date de création : 1985 ;

Type de société : école et terrain cédés, en 2009, à une église presbytérienne (ONG) pour assurer la continuité et lui permettre d’obtenir des subventions gouvernementales pour le salaire des enseignants. L’école est dirigée par un conseil de parents ;

Personnes interviewées : Kiti et Marie-Claire Ki Menghi, fondateurs de l’école ;

Type d’enseignement : maternel, primaire, secondaire ;

Nombre d’élèves : 665 ;

Nombre d’enseignants : 33 ;

Personnel administratif et de soutien : 9

Qualification des enseignants : 50% des enseignants sont bien qualifiés, les autres sont sous-qualifiés ;

Frais de scolarité : 15 000 FC par trimestre pour la maternelle et le primaire, et 16 000 FC pour le secondaire ;

Pourcentage des enfants qui paient : 66% paient entièrement, 28% paient une partie et 6% ne paie rien ;

Subvention : aucune pour 2009 ;

Salaire des enseignants : 40 000 FC par mois ;

Qualité de l’enseignement : 100% de réussite aux examens du ministère de l’éducation ;

L’école et  la communauté : l’école Nkembo accueille 40 orphelins et démunis. Les parents suivent de près leur école en venant aux réunions. Très bonne relation avec  la communauté ;

Besoins immédiats : 50 pupitres pour primaire et secondaire (devis à recevoir) ;

Besoins à moyen terme : construction de 6 à 9 classes ;

Autonomie financière : pas possible dans les conditions socio-économiques actuelles du Congo. Cependant, un investissement pour l’achat d’une presse pour faire des briques d’argile permettrait d’établir l’équilibre financier ;

Autre demande : Soutien à la formation des enseignants.

NOTES ADDITIONNELLES : L’ECOLE EST DIRIGEE PAR UN CONSEIL DE PARENTS QUI DETERMINE LES FRAIS DE SCOLARITE. LES BATIMENTS DE L’ECOLE PRIMAIRE SONT LOUES ALORS QUE CEUX DU SECONDAIRE APPARTIENNENT A L’ECOLE NKEMBO.

 

 

 2. A.2 LE COMPLEXE SCOLAIRE SUSILA DHARMA INKISI


Situation géographique : Inkisi, à 120 km de Kinshasa ;

Date de création : 1991 ;

Type de société : organisme sans but lucratif faisant partie de CDCI, propriétaire du bâtiment et terrain ;

Personne interviewée : Téléophore Nzeza Mbala ;

Type d’enseignement : maternel, primaire (le secondaire est dans sa phase de démarrage avec 5 élèves) ;

Nombre d’élèves : 130 ;

Nombre d’enseignants : 8 ;

Qualification des enseignants : tous les enseignants sont qualifiés selon les normes du ministère;

Frais de scolarité : 10 500 FC par trimestre pour la maternelle et le primaire, ce qui est inférieur aux autres écoles voisines ;

Pourcentage des enfants qui paient : 40% paient entièrement, 30% paient une partie et 30% ne paient rien ;

Subvention : reçu 1 000 $ en 2008, utilisée pour salaire des professeurs 688,50 $ et divers 311,50 $, pas de subvention en 2009;

Salaire des enseignants : 25 000 FC par mois, à cause de ce salaire insuffisant deux  enseignants sont partis ;

Qualité de l’enseignement : 100% de réussite pour l’examen du ministère de fin de primaire ;

L’école et la communauté : l’école accueille une dizaine d’orphelins et démunis confiés par la communauté. Les parents sont très actifs et participent aux assemblées de parents. Il y a des activités entre écoles. Très bonne relation avec  la communauté ;

Besoins immédiats : bâtiment à rénover 15 142 $, toilettes à construire 5 973 $, 120 pupitres 4 800 $, achat d’un lot de terrain voisin à l’école avec bâtiment et réfection du bâtiment existant 15 000 $. Total : 40 916 $ (voir devis) ;

Autonomie financière : pour rentabiliser l’école, des activités, comme la couture,  sont organisées en dehors des heures de classe ;

Autre demande : Soutien à la formation des enseignants.

NOTES ADDITIONNELLES : L’ECOLE OFFRE EGALEMENT UN PROGRAMME D’ALPHABETISATION ET D’APPRENTISSAGE DE METIER. IL EST A NOTER QUE LES MEMBRES SUBUD D’ENFANTS (45) ONT PRIS L’HABITUDE DE NE PAS PAYER LES FRAIS DE SCOLARITE DE LEURS ENFANTS, CE QUI CAUSE DE REELS PROBLEMES. IL SEMBLE QUE TANT QUE L’ECOLE NE SERA PAS RENOVEE, IL Y AURA PEU D’ELEVES A VOULOIR S’INSCRIRE AU SECONDAIRE. LE CONSEIL DE L’ECOLE ENVISAGE D’ACHETER UN BATIMENT SUPPLEMENTAIRE POUR AGRANDIR LES SALLES DE CLASSE QUI SONT TRES PETITES.

 

 

2. A.3  ALBADI : ALEKKE BANZA DIETA (L’ENFANT EST NOTRE SOUCI)

Situation géographique : Inkisi, à 120 km de Kinshasa, population semi-rurale ;

Date de création : 2000 ;

Type de société : organisme sans but lucratif, propriétaire du bâtiment et terrain ;

Personne interviewée : Albert Diluambanzila, fondateur ;

Type d’enseignement : maternel, primaire, secondaire ;

Nombre d’élèves : 166 ;

Nombre d’enseignants : 6 + encadreurs ;

Qualification des enseignants : tous les enseignants sont qualifiés selon les normes du ministère;

Frais de scolarité : 15 000 FC par trimestre pour la maternelle et le primaire ;

Pourcentage des enfants qui paient : 35% paient entièrement, 12% paient une partie et 53% ne paient rien ;

Subvention : équipement de l’UNICEF, subvention 2008 pour construction de classe et d’un puits (pas de subvention en 2009) ;

Salaire des enseignants : les enseignants n’ont pas de salaire fixe, mais reçoivent 60% des recettes ;

Qualité de l’enseignement : 100% de réussite pour l’examen du ministère de fin de primaire ;

L’école et la communauté : l’école accueille une quinzaine d’orphelins et démunis qui sont logés à l’école. Les parents sont peu intéressés aux activités de l’école.  Très bonne relation avec les autorités locales ;

Autonomie financière : pour rentabiliser l’école, des activités ont été entreprises comme la coupe de planche avec une tronçonneuse et l’agriculture ;

Besoins immédiats : soutien financier des enseignants et achat d’une tronçonneuse qui vient de lâcher  (2,600$) ;
Autre demande : construction de locaux pour loger les enfants.

NOTES ADDITIONNELLES : L’ECOLE VEUT DEVENIR AUTONOME ET ESPERE POUVOIR OBTENIR DES FONDS POUR CONSTRUIRE D’AUTRES BATIMENTS AFIN DE  FORMER UN VILLAGE D’ENFANTS. IL EST A NOTER QUE L’ECOLE PAIE DES TAXES.

 

 

2. A.4 ÉCOLE MEDICALE DE KIMPEMBA
Situation géographique : 55 km d’Inkisi, population rurale ;

Date de création : 2000 ;

Type de société : organisme sans but lucratif, fait partie du réseau de santé ITM, propriétaire du bâtiment et terrain ;

Personne interviewée : Emmanuel Luyeye ;

Type d’enseignement : secondaire et professionnel infirmier ;

Nombre d’élèves : 50 ;

Nombre d’enseignants : 3 médecins, 1 dentiste, 1 infirmier polyvalent, 4 infirmiers diplômés et 2 infirmiers A2 ;

Qualification des enseignants : tous les enseignants sont qualifiés ;

Frais de scolarité : 15,000 FC par trimestre ;

Pourcentage des enfants qui paient : 100% paient entièrement;

Subvention : aucune, mais paie des impôts de 24,000 FC par an ;

Salaire des enseignants : 500 FC par heure ;

Qualité de l’enseignement : très bonne à cause de la qualité des enseignants, l’école a déjà plus de 50 diplômés ;

L’école et la communauté : participe au développement rural communautaire, l’autre école est située à 22 km ;

Besoins immédiats : bâtiment à rénover, bibliothèque à créer ;

Autonomie financière : autonome ;

Autre demande :

NOTES ADDITIONNELLES : EMPLOI EN GRANDE DEMANDE. VOIR DEVIS. (PHOTOS)

 

 

2. A.5 Centre de développement communautaire intégral (CDCI)


Situation géographique : Inkisi, à 120 km de Kinshasa ;

Date de création : 1991 ;

Type de société : organisme sans but lucratif (ASBL) ;

Personne interviewée : M. Nossa Mbala Innocent ;

Fonction du CDCI : cette structure a pour but de coordonner des projets de développement communautaire dans les domaines suivant : école, agriculture, microcrédit, soutien d’activités génératrices de revenus, lutte contre la déforestation, responsabilisation des populations rurales dans les services de santé ;

Programmes déjà en fonction : Complexe scolaire Susila Dharma Inkisi (voir ci-après) et programme de formation professionnelle;

Besoins à court terme : projet de construction d’un autre bâtiment scolaire, lancement du programme de microcrédit.

NOTES ADDITIONNELLES : QUELQUES ENFANTS REÇOIVENT UN APPRENTISSAGE D’UN FORGERON POUR FABRIQUER DES OUTILS, ENTRE AUTRES DES ARROSOIRS AVEC DES MORCEAUX DE TOLE RECYCLEE. PUISQU’APRES 18 ANS D’ACTIVITE IL N’Y A QUE L’ECOLE QUI FONCTIONNE, IL SERAIT PEUT-ETRE IMPORTANT POUR CDCI DE REEVALUER LEURS BUTS. (PHOTOS)

 

 

2. A.6 CLINIQUE MEDICALE DE KIMPEMBA


Situation géographique : 55 km d’Inkisi, population rurale ;

Date de création : 2000 ;

Type de société : ASBL, clinique faisant partie du réseau de santé ITM, terrain et bâtiment appartiennent à l’ITM ;

Personne interviewée : Emmanuel Luyeye, infirmier en chef ;

Services offerts par la clinique : consultation générale, prénatale et accouchement, soins curatifs et préventifs, dentisterie, petitechirurgie ;

Qualification des infirmiers : selon les normes du ministère de la santé ;

Nombre d’infirmiers : 6 ;

Autres : 2 médecins 2 fois par semaine, dentiste sur demande, 2 administratifs ;

Nombre de consultations : 210 par mois

Frais de consultation : ouverture de dossier 200 FC + 300 FC pour enfant et 450 FC pour adulte ;

Pourcentage des patients qui paient : 60% paient en totalité, 25% en partie, 15% ne paient rien;

Subvention : subvention pour construire une nouvelle clinique, doit payer des impôts au bureau central ;

Qualité des soins : bonne qualité, mais l’infrastructure est  inadéquate, actuellement la clinique se classe la 7e sur 10, mais avec la nouvelle clinique en construction elle sera classée 2e, les orphelins et veuves sont soignés ;

La clinique et la communauté : très bonne relation avec le préfet ;

Comment améliorer la qualité des soins ? Avec plus de matériel ;

Besoins immédiats : terminer la nouvelle clinique en cours de construction ;

Besoins à moyen terme : ;

Autonomie financière : en créant la mutuelle de santé, la clinique deviendra autonome ;

Autre demande : à cause des routes très mauvaises, nécessité d’une moto.

NOTES ADDITIONNELLES : UNE NOUVELLE CLINIQUE EST EN COURS DE CONSTRUCTION AVEC UNE SUBVENTION DE SDI. LA CONSTRUCTION EST RENDUE AU 2/3 ET NE POURRA PAS ETRE TERMINEE A CAUSE DU MANQUE DE FONDS ATTRIBUABLE A L’INFLATION (SURTOUT POUR LE CIMENT ET LES TRANSPORTS). D’APRES MEDECINS D’AFRIQUE C’EST UNE SITUATION QUI NE DEVRAIT PAS SE PRODUIRE. L’INFLATION EST UN ELEMENT CONNU ET CALCULABLE DANS L’ECONOMIE DE RD CONGO.  (PHOTOS)

 

B - ENTREPRISES INDIVIDUELLES A CARACTERE SOCIAL

 

 

2. B.1 LE GROUPE SCOLAIRE SUSILA DHARMA DE LEMBA IMBU

 
Situation géographique : dans la banlieue, au sud-est de Kinshasa, population semi-rurale et pauvre ;

Date de création : 1995 ;

Type de société : société privée reconnue par l’état (il se pourrait qu’il y ait une clause de cession que les propriétaires doivent fournir), propriétaire des  bâtiments et terrain ;

Personne interviewée : Santu Ntendi Paul-Gaston, Ndonna Muini Charlotte (fondateurs de l’école);

Type d’enseignement : primaire ;

Nombre d’élèves : 485 ;

Nombre d’enseignants : 9 ;

Qualification des enseignants : plusieurs enseignants sont sous-qualifiés et formés par l’école ;

Frais de scolarité : 7 000 FC par trimestre ;

Pourcentage des enfants qui paient : 44% paient entièrement, 43% paient en partie et 13% ne paient rien ;

Subvention : pour construction des latrines ;

Salaire des enseignants : durant l’interview, certains enseignants se sont plaints qu’ils n’étaient pas payés régulièrement, pas de montant exact du salaire des enseignants ;

Qualité de l’enseignement : 74% de réussite pour l’examen du ministère de fin de primaire, chaque trimestre l’école fait passer un examen ;

L’école et la communauté : l’école accueille 64 enfants confiés par la communauté, dont 19 orphelins. 189 parents sont venus à l’assemblée scolaire. L’école organise des journées pour la communauté : journée africaine, journée-école ouverte, journée de l’enseignement avec débats. Les parents participent activement aux affaires de l’école. Très bonne relation avec la communauté et les autorités locales ;

Besoins immédiats : un bâtiment supplémentaire pour avoir des classes de moins de 40 élèves et offrir le secondaire plus une section professionnelle pour l’apprentissage de la couture, mécanique, électricité, menuiserie ;

Autonomie financière : La situation économique du pays rend les conditions actuelles très difficiles, mais avec le mouvement des populations -- de Kinshasa vers la périphérie --, on peut s’attendre à ce que la nouvelle clientèle de l’école puisse payer plus facilement les frais de scolarité, des activités de jardinage sont organisées pour rentabiliser l’école ;

Autre demande : Est-ce que SDI peut présenter la situation du Groupe scolaire à ECOSOC ou autres organismes internationaux ?

 

 

2. B.2 CENTRE DE SANTE COMMUNAUTAIRE DE LEMBA IMBU (INFIRMERIE LA BENEDICTION DU GROUPE SCOLAIRE DE LEMBA IMBU)

Situation géographique : dans la banlieue, au sud-est de Kinshasa, population semi-rurale et pauvre ;

Type de société : Fait partie de l’école de Lemba Imbu, mais il est entendu que les statuts devront être modifiés pour pouvoir créer un centre de santé communautaire ;

Personne interviewée : Santu Ntendi Paul-Gaston, Ndonna Muini Charlotte (fondateurs de l’école);

L’infirmerie de l’école : elle donne des services aux élèves et surtout à la communauté. Dans son rapport de fonctionnement, il est mentionné que l’infirmerie a traité 1230 cas de janvier à juillet 2009 dont la grande partie concerne le paludisme, la fièvre typhoïde et les infections sexuellement transmissibles ;

Subvention : Le groupe scolaire a reçu 6,582 $ pour l’aménagement d’un centre de santé communautaire ;

L’aménagement du nouveau bâtiment : Le bâtiment pour le nouveau centre de santé est vaste et donne la possibilité d’établir un bon centre de santé (voir photos).

NOTES ADDITIONNELLES : UNE ENTENTE DE PARTENARIAT ENTRE LE GROUPE SCOLAIRE, SDI ET MEDECINS D’AFRIQUE A ETE CONCLUE POUR LA MISE EN FONCTION D’UN NOUVEAU CENTRE DE SANTE COMMUNAUTAIRE (VOIR 3. ATELIER…)

 

 

2. B.3 POLYCLINIQUE NANDORA-VUNGUTA

Situation géographique : dans banlieue est de Kinshasa, population urbaine pauvre ;

Date de création : 1988 ;

Type de société : entreprise privée d’Oscar Diakabana Mantshia, locataire du bâtiment qui appartient à SD RD Congo ;

Personne interviewée : Oscar Diakabana Mantshia et chef infirmier ;

Services offerts par la clinique : consultation générale, prénatale et accouchement, préscolaire, soins curatifs, vaccination, petite chirurgie par médecin extérieur et dentisterie ;

Qualification des infirmiers : selon les normes du ministère de la santé, suivent des séminaires de formation ;

Nombre d’infirmiers : 4 ;

Autre : 1 aide + 1 médecin une fois par semaine ;

Nombre de consultations par jour : 10 à 12 ;

Frais de consultation : ouverture de dossier 200 FC + consultation 500 FC pour adulte, 300 FC pour enfant ;

Pourcentage des patients qui paient : 15% paient entièrement, 80% paient en partie, 5% ne paie rien ;

Subvention : aucune ;

Qualité des soins : bonne ;

La clinique et la communauté : bonne coopération avec la communauté, ne peut pas répondre aux urgences, fournit des rapports hebdomadaire et mensuel à l’aire de santé ;

Comment améliorer la qualité des soins ? Avec matériel et équipement ;

Besoins immédiats : faire raccordement électrique, régler les problèmes d’étanchéité ;

Besoins à moyen terme : échographe, matelas (voir devis), cloison ;

Autonomie financière : clinique privée autonome ;

Autre demande :

NOTES ADDITIONNELLES : LE LOYER N’A PAS ETE PAYE DEPUIS TROIS MOIS, MAIS SELON OSCAR DIAKABANA MANTSHIA, L’ARGENT EST EN RESERVE ET SERA PAYE DES QUE LE NOUVEAU COMITE DE SD SERA EN FONCTION.
C’EST UN MAGNIFIQUE BATIMENT QUI A BEAUCOUP DE POTENTIEL, MAIS QUI ME SEMBLE SOUS-UTILISE. JE CROIS NECESSAIRE D’EN FAIRE EVALUER SON UTILISATION ET DE VOIR S’IL EST POSSIBLE QU’IL SOIT UTILISE PLUS ADEQUATEMENT.

 

 

2. B.4 CLINIQUE YENGE


Situation géographique : dans banlieue sud-est de Kinshasa, population urbaine pauvre ;

Date de création : 2001 ;

Type de société : clinique privée, locataire du bâtiment qui appartient à SD RD Congo ;

Personnes interviewées : Zola Ferdinand, l’administrateur de la zone de santé, le président du comité de développement del’aire de santé, 2 femmes du relai communautaire ;

Services offerts par la clinique : consultation générale, prénatale et accouchement, préscolaire, soins curatifs, vaccination, petite chirurgie, kinésithérapie, centre anti tuberculose ;

Qualification des infirmiers : selon les normes du ministère de la santé, suivent des séminaires de formation ;

Nombre d’infirmiers : 5 ;

Autre : 2 administratifs ;

Nombre de consultations : 200 par mois

Frais de consultation : environ 1$ par rapport à des revenus moyens de 2$ par semaine ;

Pourcentage des patients qui paient : 30% paient entièrement, 40% paient en partie, 30% ne paient rien ;

Subventions : pour construction de l’incinérateur (300$) et pour l’achat d’une moto (1,800$) ;

Qualité des soins : selon l’administrateur de la zone de santé, la clinique Yengé se classe la première parmi les neuf cliniques de la zone ;

La clinique et la communauté : bonne coopération avec la communauté, lutte contre la pauvreté, réunion mensuelle sur la santé, la clinique Yengé est une clinique pilote pour sa zone de santé ;

Comment améliorer la qualité des soins ? Avec meilleur équipement ;

Besoins immédiats : construction d’un mur autour de la clinique pour assurer la sécurité ;

Besoins à moyen terme : construction d’un hangar, bibliothèque (ordinateur) ;

Autonomie financière : il y a une bonne stabilité du personnel, ce qui permettra d’atteindre l’autonomie financière d’ici 3 ans ;

Autre demande : renforcement des capacités

NOTES ADDITIONNELLES : LE LOYER N’A PAS ETE PAYE DEPUIS SIX A HUIT MOIS, PARCE QUE LA CLINIQUE A DU FAIRE ARRANGER LA FOSSE SEPTIQUE POUR 465 $ BIEN QUE CETTE DEPENSE AURAIT DU ETRE FAITE (OU AUTORISEE) PAR SD DRC. L’ANCIENNE PRESIDENTE DE SD DRC DIT NE PAS AVOIR ETE MISE AU COURANT DE LA SITUATION. LA MOTO EST DANS LA SALLE D’ATTENTE DE LA CLINIQUE ET N’EST PAS ENCORE UTILISEE, CAR ZOLA FERDINAND N’A TOUJOURS PAS LE PERMIS.
IL APPARTIENT A SD DRC DE VOIR SI LA DEMANDE DE CONSTRUCTION DU MUR POUR ASSURER LA SECURITE EST JUSTIFIEE ET DE FAIRE EN SORTE QUE LE LOCATAIRE COMPRENNE QUE C’EST LE PROPRIETAIRE QUI EN A LA CHARGE.

 

 

2. B.5 CENTRE DE SANTE LUWAWU (NKANDU/INKISI)

Situation géographique : proche d’Inkisi (120 km de Kinshasa), population rurale pauvre ;

Date de création : 1995 ;

Type de société : clinique privée, appartenant au défunt Dr Luwawu, appartient maintenant à son fils Padu Lawawu ;

Personnes interviewées : Yampasi Tusevo infirmier chef et le jour suivant l’administrateur M. Philipe ;

Services offerts par la clinique : consultation générale, prénatale et accouchement, soins curatifs et préventifs ;

Qualification des infirmiers : selon les normes du ministère de la santé ;

Nombre d’infirmiers : 5 ;

Autre : 1 ;

Nombre de consultations : 40 à 50 par mois

Frais de consultation : ouverture de dossier 200 FC + 1,200 FC pour enfant et 2,200 FC pour adulte (les tarifs sont votés par la zone de santé). La coopération belge a demandé de réduire les coûts de consultation pour en faciliter l’accès ;

Pourcentage des patients qui paient : la plupart  paient ;

Subvention : aucune ;

Qualité des soins : ;

La clinique et la communauté : ;

Comment améliorer la qualité des soins ? Améliorer les infrastructures ;

Besoins immédiats : rénovation de la clinique ;

Besoins à moyen terme : ;

Autonomie financière : ;

Autre demande :

NOTES ADDITIONNELLES : LA CLINIQUE EST DANS UN ETAT AVANCE DE DEGRADATION. L’ADMINISTRATEUR EST PLEIN DE BONNE VOLONTE ET SE REND COMPTE QUE LA CLINIQUE DEVRAIT CHANGER DE STATUTS POUR AVOIR ACCES A DES AIDES FINANCIERES.

 

 

2. B.6 POLYCLINIQUE ADISEA DE BOMA

Situation géographique : Boma, à 485 km de Kinshasa, population urbaine ;

Date de création : 1972 ;

Type de société : clinique privée, appartenant au défunt Dr Nsingi, appartient maintenant à sa fille Jeanine Nsingi Mpungi. Les bâtiments et terrains appartiennent à la clinique ;

Personnes interviewées : Jean Liema Ntedika infirmier-chef et le médecin en visite ;

Services offerts par la clinique : consultation générale, prénatale et accouchement, soins curatifs et préventifs, chirurgie ;

Qualification des infirmiers : selon les normes du ministère de la santé ;

Nombre d’infirmiers : 4 + 1 assistant ;

Autre : 4 ;

Nombre de consultations : 450 par mois

Frais de consultation : 2,000 FC pour ouverture de dossier et consultation + 600 FC pour ordonnance ;

Pourcentage des patients qui paient : 65%  paient entièrement, 35% paie en partie ;

Subvention : aucune ;

Qualité des soins : fait partie des deux meilleures cliniques ;

La clinique et la communauté : donne des réunions sur l’hygiène, très bonne relation avec les autorités locales ;

Comment améliorer la qualité des soins ? Améliorer les infrastructures ;

Besoins immédiats : latrines ;

Besoins à moyen terme : laboratoire à équiper, literie à renouveler ;

Autonomie financière : ;

Autre demande :

NOTES ADDITIONNELLES : LE MEDECIN A MENTIONNE QU’IL AVAIT DEMANDE A LA PROPRIETAIRE ACTUELLE QUE LA CLINIQUE DEVIENNE UN CENTRE DE SANTE COMMUNAUTAIRE, MAIS AUCUNE SUITE N’Y A ETE DONNEE. CE MEDECIN VISITE BENEVOLEMENT LA CLINIQUE TOUS LES JOURS. LE BATIMENT A UN BESOIN URGENT DE RENOVATION. L’INFIRMIER EN CHEF EST PLEIN D’ENERGIE ET DE DEVOUEMENT. LA PROPRIETAIRE VIT A KINSHSASA ET REÇOIT 45,000 FC PAR MOIS. 

 

 

2. B.7 CENTRE DE SANTE ET MATERNITE DE KIMVUMU

Situation géographique : 36 km de Kimpemba population rurale, environ 2000 habitants plus quelques villages avoisinants ;

Date de création : 1977 ;

Type de société : clinique privée appartenant à Sylvain Kidimbu, mais il veut que la nouvelle clinique soit un centre de santé communautaire ;

Personne interviewée : Sylvain Kidimbu ;

Services offerts par la clinique : consultation générale, prénatale et accouchement ;

Qualification des infirmiers : selon les normes du ministère de la santé ;

Nombre d’infirmiers : 2 ;

Autres : 3 ;

Nombre de consultations : 300 par mois ;

Frais de consultation : ;

Pourcentage des patients qui paient :  ;

Subvention : aucune ;

Qualité des soins : infrastructure inadéquate ;

La clinique et la communauté : très bonne relation, la demande d’une nouvelle clinique vient de la communauté ;

Comment améliorer la qualité des soins ? En améliorant les infrastructures ;

Besoins immédiats : construire une nouvelle clinique ;

Besoins à moyen terme : ;

Autonomie financière : formation d’une mutuelle de santé ;

Autre demande :

NOTES ADDITIONNELLES : LA CLINIQUE ACTUELLE CONSTITUEE DE 2 PETITES MAISONS EXIGUËS ET SOMBRES EST SOUS EQUIPEE ET NE PEUT DONNER QUE DES SOINS DE PREMIERE URGENCE. UNE NOUVELLE CLINIQUE EST NECESSAIRE, CAR LA CLINIQUE LA PLUS PROCHE EST SITUEE A 36 KM, A KIMPEMBA. LE COUT TOTAL DU PROJET EST DE 12,846 $, VOIR DEVIS. (PHOTOS)

 


2. B.8 CENTRE DE FORMATION TECHNIQUE D’APPRENTISSAGE DE L’ELECTRICITE GENERALE ET DE REMBOBINAGE

Situation géographique : district de la Lukaya près d’Inkisi population urbaine, cible environ 2000 jeunes qui ont abandonné l’école ;

Date de création : 1977 ;

Type de société : ASBL créée par Sylvain Kidimbu ;

Personne interviewée : Sylvain Kidimbu ;

Services offerts : apprentissage au rembobinage de moteurs électriques ainsi qu’au montage et à l’entretien de moulin, il y a aussi une section de menuiserie;

Instructeurs : 3 ;

Administratifs: 2

Nombre d’apprentis : 8

Coûts : aucun, mais après l’apprentissage, l’apprenti à une dette de reconnaissance envers son instructeur ;

Subvention : aucune, le centre s’autofinance en faisant de l’agriculture et en réparant des moteurs électriques ;

Le centre et la communauté : bonne relation ;

Demande : subvention de 6,695 $

NOTES ADDITIONNELLES : C’EST UN PROJET DE FORMATION INTERESSANT, MAIS J’AI DE LA DIFFICULTE A DISSOCIER L’ENTREPRISE INDIVIDUELLE DU CENTRE DE FORMATION. (PHOTOS)

 

C - ENTREPRISE COMMUNAUTAIRE

 

 

2. C.1 MUTUELLE D’EPARGNE ET DE CREDIT (MEC) NSALASANI


Situation géographique : siège social à Inkisi (120 km de Kinshasa), population rurale plutôt aisée par rapport au reste de la région ;

Date de création : mars 2009 ;

Type de société : société sans but lucratif qui possède deux agences, l’une à Kikonka près d’Inkisi et l’autre à Lemfu à environ 20 km d’Inkisi ;

Personnes  interviewées : Albert Diluambanzila, fondateur, et  les gérantes d’agence ;

But de la mutuelle : l’épargne en RD Congo n’est pas un mode traditionnel de vie. Il s’agit dans un premier lieu de donner à la communauté un outil d’épargne, puis, lorsque le nombre d’épargnants (nombre de membres) et les montants disponibles en caisse seront  suffisants, d’offrir du microcrédit à ses membres.

Fonctionnement : il y a plusieurs types d’épargne, dont la « tontine » dans laquelle les membres s’engagent à verser un certain montant pendant 30 jours. Lorsqu’ils retirent le montant épargné, la mutuelle en garde 1/30eme. Il y a également le carnet d’épargne qui peut être utilisé, par exemple, pour épargner en vue de payer les frais de scolarité ou acheter des semences ou tout autre achat, dans ce cas la mutuelle prend une commission de 2 % par retrait.

Logistique : la mutuelle possède 2 caissières permanentes dans les succursales et 6 caissiers mobiles pour recruter de nouveaux membres et recevoir les dépôts. Actuellement les employés sont payés à la commission, mais ils espèrent tous avoir bientôt un salaire de base. La banque offre, à ce genre de mutuelle, des services et donne la possibilité de louer un coffre-fort.

NOTES ADDITIONNELLES : LA MUTUELLE ESPERE BIENTOT POUVOIR OFFRIR DU MICROCREDIT. J’AI RECOMMANDE A ALBERT DILUAMBAZILA DE CONFIER LA COMPTABILITE A UN COMPTABLE DE PROFESSION AFIN QUE LA COMPTABILITE SUIVE LES REGLES COMPTABLES ET SOIT TRANSPARENTE.

 

3. ATELIER SUR LES CENTRES DE SANTE AVEC ‘‘MEDECINS D’AFRIQUE’’

Dix-huit personnes (y compris les quatre représentants de Médecins d’Afrique) étaient présentes à l’atelier sur les centres de santé communautaire avec la présentation de Médecins d’Afrique qui s’est tenu au Centre national de transfusion sanguine (local tout à fait approprié).

Médecins d’Afrique est une ONG qui œuvre en Afrique dans le domaine de la santé communautaire en responsabilisant les communautés.

Dr Théophile Bansimba, secrétaire général de Médecins d’Afrique, a présenté le Centre de santé communautaire (CSCOM) que Médecins d’Afrique a développé et qui se base sur les points suivants :
- Prise en charge des besoins de santé par la population ;
- Etude du centre de santé en concertation avec la communauté ;
- Mobilisation des ressources ;
- Création du centre de santé communautaire ;
- Formation du personnel ;
- création de la mutuelle de santé afin de créer l’autonomie financière qui devrait arriver dès la première année de fonctionnement du centre.

Le Centre de santé communautaire dépend beaucoup de la participation active de la communauté dans le conseil d’administration. C’est le CA qui indirectement régit le centre de santé par l’intermédiaire du médecin-chef et du comptable qui, à leur tour, coordonnent les activités médicales et la gestion du centre.

Il faut une gestion solide afin : 1) de garder l’équilibre budgétaire et d’éviter tout détournement ou vol, 2) d’éviter toute rupture de stock, 3) de motiver le personnel et le suivre avec des indicateurs de performance.

Durant le débat qui a suivi la présentation, la discussion est souvent restée à un niveau théorique.

En ce qui concerne l’intérêt de Susila Dharma au Congo envers Médecins d’Afrique, il est possible de travailler en partenariat avec Médecins d’Afrique dans tous les projets de santé, dans la mesure où ce sont des projets communautaires.  Sur les conseils de Virginia, j’ai demandé à Sœur Charlotte Ndonna si elle voulait que SDI demande à Médecins d’Afrique de travailler en partenariat avec elle et SDI, pour former le premier centre communautaire de Susila Dharma, elle a accepté avec enthousiasme (voir lettre d’entente). Médecins d’Afrique a été contacté et doit nous fournir une estimation pour établir un tel centre à Lemba Imbu.

J’ai également demandé à Médecins d’Afrique de préparer un plan pour le projet Vision d’enfants. A ce sujet, j’ai rencontré Zola Ferdinand et le docteur Etienne Maweja qui ont étudié la demande de SDI pour examiner la vue des enfants. Le coût le plus important est celui de l’ophtalmologue de 35 $ par enfant.

 

4. LES ATTENTES DE SD RD CONGO VIS-A-VIS DE SDI

SD RD Congo souhaite avoir une relation saine avec SDI en évitant le plus possible les contradictions sur les projets ou sur l’interprétation de documents relatifs à Susila Dharma. Ceci peut se faire en améliorant la fluidité des communications en s’assurant, par exemple, que les demandes ou messages reçus par SDI soient également envoyés à SD RD Congo. Ce qui, dans certains cas, permettrait à SD RD Congo d’avoir un rôle plus actif en demandant, si nécessaire, des éclaircissements au demandeur ou dans d’autres cas en exigeant un autre devis ou encore en donnant à SDI son avis sur la demande émise.

 

5. CONCLUSIONS

La mise en application des statuts devrait améliorer la compréhension entre les membres et créer la transparence de l’organisation.

SD DR Congo, en tant que propriétaire de deux bâtiments loués à des cliniques, devrait faire en sorte que les baux soient respectés.

Il faut se rappeler qu’en tant qu’organisme sans but lucratif, l’Association SDI ne peut pas faire de dons à une entreprise individuelle, même s’il s’agit d’une entreprise privée à caractère social. D’ailleurs, dans le formulaire annuel que nous remplissons à IRS, nous répondons à la question : ‘‘Est-ce que l’association fait des dons à des organismes autres que des ASBL ?’’ Il faut donc éviter de mettre l’association à risque à cause de certaines confusions créées dans le passé.

Je crois que Médecins d’Afrique va pouvoir offrir à SDI une aide inestimable dans la mise en route de projets proposés par les membres Subud du Congo, parce qu’ils connaissent très bien le pays et ses coutumes. D’autre part, je suggère que les projets, avant d’être adoptés, soient testés pour que le CA de SDI  soit en mesure de ressentir leur bien fondé.
 
À cause de leurs charges importantes, SDI et SD DR Congo doivent s’assurer que toute l’information circule entre eux.

 

REMERCIEMENTS

Malgré certaines appréhensions au sujet de ma santé, tout s’est bien passé et, si j’ai pu faire le travail, je le dois en grande partie à tous ceux qui m’ont aidé et que je remercie très sincèrement : à Frère Dianteza Dimpioka, à Sœur Charlotte Ndonna, à Frère Pokoti, à Frère Rida qui nous a conduits ici et là, aux aides internationaux, Héloise et Jorge, et à toutes mes sœurs et tous mes frères du Congo qui ont bien voulu me faire part de leurs idées et projets. Merci à tous.

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